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Moto GP: Pas de victoire glorieuse pour
le 4 temps:
Le fait d'admettre dans la catégorie reine des motos
à 4 temps de 990 cc de cylindrée contre les 500 cc 2 temps
tient de la technique du rouleau compresseur.
Comment en est-on arrivé là?
Pour les stratèges du marketing, qui ont influencé les pouvoirs
sportifs, il s'agissait d'élargir le cercle des marques participant
au "Continental Circus".
Or, pour certaines d'entre elles, le cycle à deux temps n'est pas,
voire n'a jamais été dans leurs compétences. Il était
illusoire de croire que de nouveaux venus se casseraient volontairement
les dents contre les firmes japonaises qui détiennent le pouvoir
en GP depuis des lustres.
Exception: les gens d'Aprilia qui obtiennent de bons résultats
dans les cylindrées inférieures.
Donc, et pour ne pas se faire ridiculiser par les NSR 500 de Honda, les
nouvelles machines disposent de 990 cc, et d'une limite de bruit portée
à 125 dB, contre 113 auparavant.
Nous assistons dès lors à des pseudo grand-prix où
les motos 4 temps jouent leur avantage dans les lignes droites, au bénéfice
d'une puissance légèrement supérieure, alors que
les 2 temps gardent leur atout au freinage et dans la vitesse de passage
en courbe!
Rappelons nous, dans les années '70, les glorieux combats que se livraient
Agostini et sa MV Agusta 4 cylindres contre l'armada des 2 temps japonaises.
A cette époque, la cylindrée était de 500 cc pour tout le monde et les
forces en présence fort équilibrées.
Imaginons alors tout le retard accumulé depuis lors par le 4 temps, puisque
celui-ci, pour se défendre honorablement, nécessite aujourd'hui une cylindrée
double de celle des agiles 2 temps.
Les arguments invoqués, tels que: "Le 4 temps pollue moins"
laissent perplexes dans le contexte d'un moteur de compétition. Qui peut
prétendre qu'un tel moteur, sans catalyseur et lancé à 18'000 tr/min,
est écologique ?
En réalité, les arguments sont purement économiques, car cette catégorie
de GP 990 cc supplantera les Superbikes actuelles, de construction semblable.
Résultat: Des coûts de développement moindres pour les usines qui
ne s'aligneront que dans une seule catégorie.
Conclusion: Réjouissons-nous de voir apparaître bientôt
de nouvelles motos GP en Turbodiesel de 2 litres, lorsque les impératifs
économiques l'imposeront.
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